Archives de mots clés: déficience mentale

apprendre avec ses différences

Ce n’est pas parce qu’on est déficient mental qu’on a pas de capacités d’apprentissage. Ce n’est pas parce qu’on est devenu adulte qu’on ne continue pas à apprendre…. Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas lire, écrire et compter qu’on ne se débrouillera pas du tout dans la vie. Ce qui est paralysant, c’est la peur de paraître ignorant … On ne peut pas être ignorant de tout, non plus, même si parfois on nous en met l’étiquette. (suite…)

LIBERTE, le cri de mon fils autiste

Il y a sept ans, Karim n’était pas capable d’exprimer directement ses besoins, son mal-être, ses frustrations et ses souhaits autrement que par la violence. Chaque fois que quelque chose le perturbait ou n’allait pas dans le sens de ses désirs, il explosait. Et chaque jour, nous vivions dans la crainte de ses éclats de voix et accès de violence. Ses angoisses étaient telles qu’au centre, il était question de le mettre sous médicament, ce à quoi je n’arrivais pas à me résigner.

Mais Karim avait trouvé une autre façon de signifier ses états d’être que j’allais apprendre peu à peu à interpréter. (suite…)

En colère contre furax

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Ligne indéterminée- Bernard VENET- CP Karim TATAÏ

Très tôt et pendant des années, les jours et les semaines ont été martelés par les colères brutales et récurrentes de Karim…. Elles arrivaient souvent sans prévenir, incompréhensibles, fulgurantes et épuisantes, à la maison, dans la rue, au supermarché…..

A l’époque, je ne savais pas que Karim était autiste, d’ailleurs je ne savais rien de l’autisme. Karim était très colérique et je faisais avec. Rien ne le faisait se calmer, ni les câlins, ni une comptine, enfin tous les trucs utilisés par les mamans pour calmer leur enfant. Quand il était encore petit, je le prenais sous le bras et je continuais stoïquement mes courses ou autres occupations, malgré ses cris et ses vociférations…. (suite…)

autisme, on peut aussi rêver

ciel-St-Malo-Karim-TATAI-Strasbourg

L’autisme en France, des chiffres qui font peur :

  • 650 000 personnes autistes ou touchées par les TSA (Troubles du Spectre Autistique)
promenade-Allier-Karim-TATAI-Strasbourg

CP Karim TATAÏ

  • 6000 enfants naissent autistes
  • 80 % des enfants autistes non scolarisés
  • Le nombre d’enfants naissant avec des troubles autistiques augmente de plus en plus rapidement. Il y a deux ans encore, on estimait qu’un enfant sur 150 naissait autiste en France. Actuellement on avance le taux de 1 sur 100 et outre-atlantique, aux Etats-Unis et au Canada on commence à parler d’1 enfant sur 68….

Malgré 3 plans-autisme (2005-2007), (2008_2009), (2012,2015) et sa labelisation Grande Cause Nationale pour ‘année 2012, la France accuse un retard important dans la prise en charge de l’autisme, retard pointé régulièrement par la Haute Autorité de la Santé…. On va jusqu’à dire que nous avons 50 ans de retard….

Voyage en Utopie

Je rêve…..

  • je rêve d’un pays où tous les pédiatres sauraient reconnaitre les signes d’autisme dès la première année et poser un diagnostic précoce avant la troisième

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Le Syndrome de la Blouse Blanche (SBB)

Pautoreflet-photographie Karim TATAI Strasbourg

J’aimerai ici vous parler d’un syndrome qui peut s’avérer au fil du temps très handicapant, bien que souvent négligé. Il s’agit du Syndrome de la Blouse Blanche ou SBB. Il peut se déclarer suite à une prise en charge médicale ou hospitalière mal gérée et mal ressentie par le sujet malgré le respect des protocoles, la bonne volonté et la disponibilité des personnes soignantes. Une mauvaise préparation de la prise en charge, les objectifs comptables de la santé, une mauvais interprétation de la parole parentale peuvent être des facteurs aggravants du SBB.

Combien de personnes sont atteintes par le SBB ?

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Rêves pour mon fils

Lorsqu’il est arrivé il y a 29 ans dans ce monde, comme beaucoup de mamans, j’ai fait des rêves pour lui.

J’ai rêvé d’une vie où il serait en bonne santé, où il irait à l’école, apprenant sans difficultés à lire écrire et compter.

Je l’ai rêvé vif et intelligent comme son père, espiègle, aimant les livres, curieux de tout, meneur à ses heures….

Je l’ai rêvé me quittant pour aller faire sa vie, avoir un travail, des amis, une compagne, des enfants à son tour.

Des rêves pas bien grands, juste à la mesure d’une vie ordinaire.

Et puis, dès le premier mois, rien n’a été comme dans mes rêves…

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